Architectes japonais

De Kenzo Tange à Tadao Ando, l’influence des architectes contemporains japonais dépasse les limites de leur pays et s’étend sur tous les continents. Mêlant tradition nationale et influences occidentales, les architectes japonais sont à la base de nombreux mouvements de l’architecture contemporaine.

Tadao Ando

Tadao Ando

Maître japonais du régionalisme critique, Ando est un architecte complètement autodidacte. Après avoir défini son style en conceptualisant des magasins et des maisons, le développement urbain ultra-rapide de la ville d’Osaka dans les années 1970 lui permet de s’émanciper dans le métier. Ses bât.ments cherchent à recréer une sérénité perdue dans le décor urbain et hétéroclite du Japon moderne, En 1995, il est récipiendaire du Prix Pritzker, l’un des plus prestigieux en architecture contemporaine.

Shigeru Ba

Shigeru Ban

Récipiendaire du prestigieux Prix Pritzker en 2014, Shigeru Ban est connu comme un architecte du désastre. Ses principales innovations dans le domaine de l’architecture tournent autour de bâtiments et de structures temporaires, en carton et en plastique, destinées à abriter des réfugiés après des catastrophes naturelles. Profondément intéressé par le dessein des victimes de désastres naturels, Shigeru Ban s’intéresse également à l’intérêt de matériaux tels le carton et le papier tube dans le développement urbain.

Arata Isozaki

Arata Isozaki

Mêlant les influences japonaises et occidentales, Arata Isozaki est l’une des figures les plus cosmopolites de l’architecture contemporaine. Après s’être attaché quelques temps au mouvement architectural métaboliste, il est retourné vers les formes géométriques propres au bâtiment japonais. Il est également inspiré par le postmodernisme et l’école allemande de la Wiener Secession. Ses constructions uniques se retrouvent au Japon, en Europe, en Asie mineure et aux États-Unis.

Toyo Ito

Toyo Ito

Père de l’architecture conceptuelle, Toyo Ito a reçu en 2013 le Prix Pritzker pour le musée-librairie John F. Kennedy, à Boston (USA). Au cours de sa carrière, Toyo Ito a travaillé sur les puits de lumière intérieurs, l’utilisation du vent et des puces électroniques. La Médiathèque de Sendai est une remarquable synthèse des concepts qu’il a développés. Son œuvre est marquée par la métaphore, la simplicité, la fragmentation des formes et l’utilisation de l’acier.

Kisho Kurokawa

Kisho Kurokawa

Père du mouvement métaboliste, Kisho Kurokawa a étudié sous la tutelle de Kenzo Tange, l’un des architectes les plus renommés de l’histoire japonaise. Les débuts du métabolisme architectural, mouvement inspiré par les formes biologiques et par les mouvements britanniques New Brutalism et Archigram, sont marqués par la publication de nombreux manifestes et de constructions spectaculaires. Parmi ceux-ci, Helix City (la ville-hélice) et la Nagakin Capsule Tower, conçus par Kurokawa.

Fumihiko Maki

Fumihiko Maki

Inspiré par Kenzo Tange, Le Corbusier, le Bauhaus et Walter Gropius, Fumihiko Maki a reçu le Prix Pritzker en 1993. En 2003, il a été sélectionné, avec Jean Nouvel et Norman Foster, pour construire l’une des cinq tours du projet américain Ground Zero. Le style unique de Maki est inspiré de la tradition japonaise et des jeux de cache-cache d’enfants, ses constructions offrant souvent des espaces où l’on peut voir sans être vus, où l’opacité des matériaux varie.

Kenzo Tange

Kenzo Tange

Récipiendaire du Prix Pritzker en 1987, disciple de l’épuration architecturale et génie de la construction de bâtiments, Kenzo Tange a servi de maître à beaucoup d’architectes contemporains. Ses réalisations les plus impressionnantes comprennent la Place de la Paix et le musée de la bombe atomique à Hiroshima (1949), la cathédrale Sainte-Marie de Tokyo (1955), la gymnase national Yoyogi (1963) et la planification du nouveau centre-ville de Skopje, en Macédoine (1966).

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