Zaha Hadid, architecte déconstructiviste

Zaha Hadid

L’architecte irako-britannique Zaha Hadid, celle qui a imaginé en 2010 le MAXXI (Musée de l’art du XXIe siècle, à Rome), est une figure phare de l’architecture contemporaine.

Elle participe, depuis les années 1980, au mouvement du déconstructivisme, qui cherche à rompre avec la société, l’histoire et les traditions techniques avec des designs non-linéaires, qui défient toujours l’imagination, et parfois même la gravité.

Née en Irak, en octobre 1950, Zaha Hadid étudie tout d’abord à Beyrouth (Liban), en mathématiques, avant de déménager à Londres pour se vouer à l’architecture. Diplômes en main, après avoir travaillé quelques années pour l’Office for Metropolitan Architecture de Londres (OMA), elle fonde son propre bureau d’architectes, Zaha Hadid Architects, et commence à enseigner dans diverses écoles de prestige, en Europe et aux États-Unis.

La carrière d’Hadid connaît des débuts lents et tortueux : dans les années 1980, alors que le déconstructivisme est en train de s’épanouir, ses projets sont tout de suite classés comme difficiles, voire impossibles, à construire.

Son style est identifiable à son utilisation de plans superposés et d’angles aigus.

Zaha Hadid est à l’origine de plusieurs bâtiments prestigieux, dont le Pavillon-Pont de Saragosse (Espagne) et le musée Phaeno de Wolfsbourg (Allemagne), voué à la vulgarisation scientifique. Comme plusieurs autres architectes déconstructivistes, dont son collègue Frank Gehry, Zaha Hadid travaille énormément le métal et le béton. Son style est identifiable à son utilisation de plans superposés et d’angles aigus. L’un des bâtiments les plus caractéristiques de son style est la caserne de pompiers de Vitra (Allemagne), qui reflète la relation entre légèreté et complexité inhérente au style de Zahid. Elle travaille également sur l’alternance entre lignes courbes et droites, par exemple lors de la construction du saut à ski d’Innsbruck.

Architecte au talent immense, Zaha Hadid est également une figure importante dans le mouvement d’émancipation de la femme de la 2e moitié du 20e siècle : en 2004, elle est la première femme à obtenir le prix Pritzker, remis à un architecte vivant qui a apporté une révolution significative au monde de l’architecture ; en 2006, elle renouvèle son titre en étant cette fois le sujet d’une exposition rétrospective au musée Guggenheim de New-York, honneur dont seul un autre architecte avant elle, soit Frank Gehry, a bénéficié. En 2008, elle a également été classée par le magazine Forbes parmi les femmes les plus puissantes du monde, au 69e rang.

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