Apolo Torres

Apolo Torres

Entre le Street art et Sao Paulo, c’est une histoire d’amour. Le street art est aujourd’hui l’un des moyens d’expression les plus accessibles et populaires du Brésil. Les artistes laissent leurs empreintes dans cette mégalopole comme Apolo Torres.

La fascination d’Apolo Torres pour l’art débute à l’âge des premiers coups de crayon de couleur. Apolo aime prendre son temps, c’est pourquoi il ne peint pas dans l’illégalité, mais en accord avec le lieu et ses habitants. Après un certain temps à trouver son style et à le faire mûrir, Apolo trouve son style. Il dessine avec une touche de poésie un sens de la vie. Ses œuvres réalistes et traditionnelles revêtent des messages de la vie quotidienne, des moments particuliers de la vie de chaque individu. Le style d’Apolo est personnel. Ces illustrations entremêlent des objets, des femmes, des objets, parfois immergent ou émergent dans l’eau comme un reflet des conséquences climatiques vécues dans la ville lors de fortes pluies comme dans » Passage » ou « Vibration ». Sur les murs ou sur les toiles, les techniques utilisées transportent le public de la galerie d’art ou le passant de la rue dans un monde : dedans et dehors. Le mur et la toile s’alimentent mutuellement. Apolo y expérimente le langage du corps et de la couleur.

Les peintures d’Apolo provoquent un contraste saisissant devenant des références socioculturelles comme ses peintures où la cuillère est l’élément central dans « Adrift » ou « Bushwick ». Des personnages marchant dans la rue tiennent dans leur main une cuillère au lieu d’un téléphone. Elle est comme un miroir de ce que l’on souhaite projeter, mais qui nous isole de notre environnement proche. Cycliste à ses heures perdues, le thème de la mobilité est récurrent. Accidents de voiture, cyclistes, autobus sont les agents de la question. Apolo Torres y interroge la conception de la ville et l’art de vivre la vile.

Parfois associé à des campagnes politiques comme la journée mondiale contre la violence faite aux femmes en Italie, ce jeune artiste dialogue avec les habitants, car l’un ne va pas sans l’autre et c’est le cas dans son travail intitulé « Cotidiano Sufocante ». Les visages de femmes battues se mélangent aux objets du quotidien comme une tasse de café. Pour l'une d'elles, cet objet représente la vie ou la mort selon si son mari était satisfait. Le street art est un électrochoc qui réveille notre espace intime.

Dans son nouveau travail sur toile, Apolo approfondit sa recherche picturale et la question de la lumière et des ombres. À partir du 21 septembre jusqu’au 15 octobre, une dizaine d’oeuvres seront exposées à West Annapolis ArtWorks. Introspection sera le mot clé. Par la lumière et les ombres, des objets communs seront observés, analysés et appréhendés qui feront prendre conscience de ses diverses représentations. Le spectateur sera appelé à regarder à l’intérieur de « soi » porté par des sensations personnelles.

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