Erica Muralles Hazbun et ses labyrinthes

Erica Muralles Hazbun

Artiste contemporaine, travaillant au Guatemala, Erica Muralles Hazbun, s'intéresse à l'art abstrait et à l'installation élaborés avec du fer à souder et du fil de cuivre.

Elle a commencé à travailler avec de la peinture, principalement à l'huile et à l’acrylique, une étape qui s’est terminée au bout de quelques années. Cela ne répondait pas à ses attentes, en raison de certaines limitations trouvées dans la peinture. C’est pourquoi il lui a été nécessaire d'expérimenter différentes techniques comme le collage et la gravure, y compris la sérigraphie, l’héliogravure ou la gravure numérique.

Detail "No. 1" (detalle), 2014, Serie: Sin Título, metal soldado, Dimensiones variables, 260 x 170 cm.

Plusieurs de ses oeuvres sont travaillées à partir d'une ligne tracée à la main, puis numérisée, accompagnée de modèles de textiles mayas. Dans son travail, elle explore les installations, l'art objet et abstrait. C’est notamment le cas pour cette série illustrée par des agrafes appelée Processus et une série d'installations qu’elle continue d’élaborer actuellement en y incluant du fer à souder et du fil de cuivre.

Elle s’est très vite intéressée à l'art abstrait. Elle a souhaité voyager aux États-Unis et en France pour se spécialiser grâce à des cours mettant l'accent sur le dessin, les études de composition et les bases menant à l'art abstrait. De retour au Guatemala, elle a été en contact avec plusieurs artistes qui la guidèrent de différentes manières comme Hellen Ascoli, Marlov Barrios, Moïse Barrios et Max Leiva.

Son processus créatif intègre aussi bien la partie écrite que la réalisation de la pièce. Elle a besoin d’intervenir sur ses pièces. Elle utilise la perception et l'intuition comme une fonction faisant partie du processus. Il lui est important de définir la relation entre « ce que l’on veut faire » et « ce qui peut se faire ». Erica explique que tout au long du processus, il existe le travail qui est dans la tête, le travail qui est entre les mains et le travail final. Elle visualise une pièce déterminée, mais en élaborant et expérimentant avec différents matériaux, certaines limites ou certains changements apparaissent. Cependant, la plupart de ses pièces sont travaillées à partir d’essais ou d’erreurs, par conséquent si le résultat final varie, cela n’a pas d’importance tant qu’il ne dévie pas de son intention.

Son processus créatif intègre aussi bien la partie écrite que la réalisation de la pièce. Elle a besoin d’intervenir sur ses pièces. Elle utilise la perception et l'intuition comme une fonction faisant partie du processus.

Ceci est le cas d'une installation dans laquelle elle a utilisé le fil de cuivre comme un fil à tisser. Elle l’a choisi pour ses caractéristiques et ses particularités contradictoires : solide et rigide, mais aussi malléable et résistant.

Erica se concentre sur chaque détail. C’est un travail méticuleux. Chaque oeuvre exige un temps spécial. Certaines peuvent être travaillées de façon sporadique, mais il y en a d'autres nécessitant une attention continue. Pour ces dernières, Erica devient un ermite. Elle s’enferme avec elle jusqu’à la terminer.

Son travail est constamment mis à jour. Elle utilise la modulation ou la répétition comme un point de départ. Elle réfléchit sur le quotidien, la monotonie et les modèles de comportement chez l'homme et ce qui se passe dans sa vie quotidienne. L'intention n’est pas de construire un système fermé, parfait, mais un système lié à la vie, donc aléatoire et non planifié.

Site officiel de Erica Muralles Hazbun : ericamuralleshazbun.com

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