Artistes contemporains guatémaltèques

Guatemala

L'Art guatémaltèque produit par les artistes du Guatemala en Amérique centrale est complexe et ne s'arrête pas qu'a l'art préhispanique ou art colonial.

L’art d’Amérique centrale est complexe et moins homogène qu’il n’y paraît. Chaque pays a son histoire et une manière de le mettre en forme.

Les artistes d’Amérique centrale et dans le cas qui nous occupe, le Guatemala, sont préoccupés par les affaires politiques, sociales, culturelles qui les entourent. Ils mettent au point des stratégies différentes pour communiquer leur perception. Le Guatemala a différents visages. Il est important de découvrir et connaître cette scène artistique.

Dans une société comme le Guatemala, il existe toute une gamme multiple, riche et contradictoire de matériaux, subjectifs, symboliques, politiques et des réalités sociales nécessitant des formes souples et larges d'expression. Guatemala entre dans une phase de visibilité.

Quand on parle de l’art guatémaltèque, on sous-entend l’art préhispanique, l’art colonial. L’art du Guatemala est aussi d’autres choses. On pourrait pour commencer parler de Carlos Mérida, l’un des artistes du Guatemala des plus connus et des plus influents.

L’art guatémaltèque depuis les années 80 a connu une rupture avec le passé. L’art guatémaltèque fait partie d’un contexte international très différent d’alors. Ce n’est plus celui d’un Guatemala enfoncé dans les guerres, que le pays a connu depuis des siècles. Ce n’est plus un art moderne et local. C’est un art jeune qui depuis la « périphérie » du marché de l’art veut faire partie de cette postmodernité mondiale, idéologie des années 80 niant la modernité et les valeurs de rationalité et d’universalité. L’émergence de ce mouvement postmoderniste coïncide avec la fin du conflit armé au Guatemala. Les jeunes artistes apparaissant dans ce contexte sont très informés de ce qui se passe dans l’art actuel : magazines, livres, évènements (foires…) Ils sont connectés parfois par d’autres formes plus transnationales comme les galeries, les musées, les entreprises… Ce sont des structures intermédiaires entre l’artiste et le marché « imposant » les goûts et les prix de l’art et/ou les politiques culturelles locales et régionales, voire globales.

L’émergence de ce mouvement postmoderniste coïncide avec la fin du conflit armé au Guatemala. Les jeunes artistes apparaissant dans ce contexte sont très informés de ce qui se passe dans l’art actuel : magazines, livres, évènements (foires…)

Chaque changement plus ou moins profond modifie le contexte historique et culturel aussi bien local que global. Postmoderne veut seulement dire après ce qui est moderne, ce qui est récent. Cette nouvelle vision n’est pas seulement celle des artistes de moins de trente ans, mais aussi d’artistes plus âgés. Ils ont su se réinventer ou renouveler leur langage dans cette modernité. Ils reprennent des modalités expressives travaillées durant les années 1950-1980 comme le pop art, le happening, le minimalisme, le land art, la photographie, le Body–art, l’art conceptuel et beaucoup d’autres.

Luis Gonzalez Palma, Pablo Swezey, Anibal Lopez, Regina Galindo, Dario Escobar, Erick Menchu, Rudy Cotton, Jamie Bischof, ….. Et d’autres artistes de moins de trente ans comme Mauricio Contreras-Paredes réalisent cet « autre Guatemala » émergé dans cette postmodernité et transmodernité, locale et globale de l’identité propre et de l’identification.

Il est vrai qu’un pays comme le Guatemala en Amérique centrale a toujours eu une expression artistique le rattachant à son caractère métis et ethnicoculturel.

Aujourd’hui, l’art actuel guatémaltèque avec ses rencontres et ses ruptures se retrouve pris dans le tourbillon de la mondialisation. Ces artistes représentent un nouveau panorama de l’art guatémaltèque dans un contexte centro-américain, Latino-Américain et international qui mérite d’être connu.

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