José Eduardo Sierra Vega

José Eduardo Sierra Vega

Jeune photographe de 26 ans, le Colombien José Eduardo Sierra Vega a lié sa vie à la photographie comme une thérapie. L'artiste offre une création dérangeante et obsessionnelle comme pour extérioriser ses démons.

Se séparer, accepter, surmonter. Tout a commencé par une séparation. Nous ne saurons pas qui était le premier à partir, mais le résultat de cette douleur amoureuse a laissé des traces qui nous dévoilent le jeune photographe de 26 ans venu de Carthagène en Colombie, José Eduardo Sierra Vega.

Nu, parfois dans des positions sulfureuses qui peuvent choquer le spectateur pour leur transgression, José Sierra a lié sa vie à la photographie comme une thérapie. Il a extériorisé les démons de ce désamour comme une force. La photographie lui a permis de retrouver l'estime de soi, mais aussi réfléchir sur lui-même et ses sombres désirs obscurs inexprimés et indicibles.

Plongé dans une scénographie colorée, une lumière naturelle et des détails sous contrôle, José Eduardo peint des portraits nus, le corps y devient une œuvre d'art stylisé. Son corps devient une sculpture érotique. À l'heure où nos désirs les plus profonds sont façonnés par la société dans laquelle nous vivons, ce jeune photographe se déshabille loin des regards indiscrets dans sa salle de bain, espace intime, confiné et rassurante avec qui il entretien une relation presque maternelle.

L'artiste offre une création dérangeante et obsessionnelle, où les textures et la chaleur de la peau font écho à nos propres désirs, presque sauvages.

Homme-Objet, Homme-Animal comme dans l'une de ses dernières séries intitulées « Dream Foam », José Eduardo Sierra Vega prend l'apparence de figures emblématiques d'une certaine mythologie populaire. La création, faite — maison avec des objets trouvés au hasard, de ces êtres hybrides reflète le caractère monstrueux des identités érotiques de José Eduardo entre fétichisme et sadomasochisme. À genoux, cachée, debout ou assise, chaque nouvelle série est un acte érotique défié.

Dans son minilaboratoire, José Eduardo Sierra Vega commence à expérimenter ses relations intimes hétéroclites entre l’homme — nature et l'homme — culture.

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