Romina Ressia: Renaissance contemporaine

Romina Ressia

Romina Ressia, née en Argentine, cette artiste produit des œuvres d'une grande originalité, déjà été exposées dans plus de vingt galeries de par le monde.

Nous sommes très loin de l'idée que les femmes n’ont ni l’ambition, ni la capacité de développer la pensée abstraite et bien d'autres qualités encore, nécessaires à la pensée créatrice.

Le monde de l'art contemporain n'a pas peur d'accepter de nouveaux personnages féminins chaque année, partout dans le monde, avec des histoires différentes, des objectifs créatifs multiformes, mais avec un point de force unique: leur détermination à se démarquer. Par conséquent, il y a place aussi pour Romina Ressia dans cette liste rose. Argentine, née près de Buenos Aires en 1981, nonobstant des études en économie, elle a concentré son travail sur sa passion pour la photographie, en se focalisant sur l'étude de la photographie de mode, montrant des œuvres d'une grande originalité.

Sa sensibilité artistique et son ironie se sont ont déjà été exposées dans plus de vingt galeries de par le monde, dans des villes comme New York, Edimbourg, Milan et son parcours ne va pas finir d’étonner de sitôt.

La figure féminine se trouve dans son objectif photographique

Dans sa photographie, la combinaison de mannequins habillés comme s’ils venaient de sortir d'un livre sur la mode de la Renaissance, se conjugue avec des éléments de notre vie présente: chewing-gum, pop-corn, électricité et, pourquoi pas, un casque pour une balade en scooter. La figure féminine se trouve dans son objectif photographique: dans Renaissance Brushstrokes ainsi que dans How would have been? l’aspect ironique et même problématique de notre quotidien, sont unis pour représenter différents moments historiques, dans lesquels les problèmes humains et ses doutes souvent non résolus et ses contradictions inévitables, définissent un concept de " intemporalité ".

La chasteté du collier en dentelle est allégée avec des touches d'une détrempe de rose vif; une Cendrillon, morte peut-être sans avoir rencontré le tant espéré prince charmant et une assiette de spaghetti qui laisse son signe inévitable sur les vêtements, nous rend tous un peu plus humains et semblables, quelque soient les générations et les styles. Si en 2015 l'existence, peut-être heureuse, d’un cache-cernes qui nous aide au moins à nous voir plus intéressants dans le miroir, nous fait dédramatiser le fait que certaines formes de prospérité matérielle ne peuvent jamais satisfaire l'âme humaine agitée.

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