Un musée phare : le vitra design museum

Vitra Design Museum

Leader international en matière de design, le fabricant de meubles suisse Vitra inaugure en 1989 le Vitra Design Museum. Situé à même le site de l’usine, à Wil am Rhein en Allemagne, le musée est aujourd’hui le point d’affluence de nouvelles idées, expositions et manifestations en matière de design et d’architecture.

Le musée en lui-même est une œuvre d’art. On doit cette pièce originale à l’architecte américano-canadien Frank Gehry. Formé à l’Université de Los Angeles et à l’École supérieure de design d’Harvard, Gehry est, selon certains, l’un des architectes les plus importants du XXIe siècle. Ses constructions déjantées, tordues et hors-norme ont fait sa marque. Outre le Vitra Design Museum, Frank Gehry est également le cerveau à l’origine du musée Guggenheim de Bilbao, tout en titane, de la Cinémathèque française de Paris et de l’Art Gallery of Ontario.

Pour le Vitra Design Museum, Gehry s’est donné un défi supplémentaire : il limite ses matériaux au plâtre blanc et à un alliage de titane et de zinc. C’est ainsi que voit le jour, en 1989, cet amalgame dynamique et cohérent d’escaliers, de tours et de cubes qui, à l’arrière, est lié à la fabrique. Celle-ci, imaginée par Nicholas Grimshaw en 1981, est striée de barres métalliques, rappelant le dur travail de création et de fabrication qui s’y opère. Ce bâtiment participe d’une mission que s’est donné Vitra après avoir été victime d’un incendie en 1981 : transformer son parc urbain en un véritable parcours artistique, mêlant les designs et les styles architecturaux. Outre Grimshaw et Gehry, d’autres architectes de renom tels Zaha Hadid, Alvaro Siza et Tadao Ando sont à l’honneur dans l’espace Vitra.

L’un des points d’orgue de la visite au musée est sans doute la collection permanente de mobilier à travers les âges, qui contient plus de 6000 artéfacts.

Le Vitra Design Museum possède une collection impressionnante d’éléments de design, d’urbanisme et de mobilier, où se côtoient des œuvres-phare du modernisme classique et des tendances des années 70-80, ainsi que des éléments-clé de design post-moderne et contemporain. L’un des points d’orgue de la visite au musée est sans doute la collection permanente de mobilier à travers les âges, qui contient plus de 6000 artéfacts, rassemblant autant le mobilier en bois travaillé de Michael Thonet (1796-1871) que le fameux fauteuil néo-baroque Proust d’Alessandro Mendini (1978). Une collection semblable, rassemblant 1000 luminaires, est également accessible. Poursuivant l’objectif de rendre l’art accessible au plus grand nombre, le musée offre des archives exhaustives ouvertes aux étudiants et chercheurs.

Récemment, le musée a inauguré deux expositions temporaires. La première, Shiro Kuratama, tourne autour de l’architecte japonais du même nom. Ses designs défiant la gravité, aux appellations poétiques telles que How High The Moon et qui mélangent les médiums les plus audacieux, sont à l’honneur, en compagnie de plusieurs sketchs de l’artiste. Lightopia, la seconde, propose une rétrospective tout en lumière de cet élément dans le design ; plusieurs designers joignent force pour exposer la force émotive et transcendante de la lumière, en alliant œuvres contemporaines à certaines au design plus classique.

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